Médecin généraliste, vous êtes au cœur du système de soins et en première ligne face aux évolutions médicales, réglementaires et organisationnelles. Dans ce contexte, le Développement Professionnel Continu (DPC) constitue une obligation légale incontournable.
Pourtant, faute de temps et de lisibilité, cette obligation est souvent perçue comme une contrainte supplémentaire dans un quotidien déjà très chargé.
Bonne nouvelle : il est possible de rester conforme à ses obligations DPC sans complexifier son organisation ni déséquilibrer son activité.
Les obligations DPC : comprendre leurs enjeux
Le DPC s’inscrit dans une obligation triennale qui concerne l’ensemble des médecins inscrits au Code de la santé publique. Tous les trois ans, chaque médecin généraliste doit justifier de la réalisation d’un parcours combinant au moins deux des trois types d’actions reconnues : formation continue, évaluation des pratiques professionnelles (EPP) et gestion des risques.
Cette obligation est pilotée par l’Agence nationale du DPC (ANDPC), en lien avec la Haute Autorité de Santé (HAS) et les Conseils nationaux professionnels. En cas de contrôle ordinal, le médecin doit être en mesure de présenter un document de traçabilité attestant du respect de son obligation triennale, comme détaillé dans notre article consacré au contrôle DPC et aux risques de non-conformité.
Pourquoi le DPC est souvent vécu comme une contrainte par les généralistes
La difficulté ne réside pas tant dans l’obligation elle-même que dans son intégration au quotidien. Entre les consultations, les visites, la coordination des soins, la gestion administrative et parfois l’exercice en zones sous-dotées, dégager du temps pour se former peut sembler irréaliste.
À cela s’ajoutent des interrogations fréquentes : quelles actions choisir ? Comment être certain qu’elles sont éligibles ? Faut-il privilégier une formation continue, une EPP ou une action mixte ? Ces questions, légitimes, expliquent pourquoi certains médecins repoussent leur démarche DPC… parfois jusqu’au risque de non-conformité.

Structurer son parcours DPC sans complexifier son organisation
La clé pour rester conforme sans alourdir son quotidien repose sur l’anticipation et la cohérence du parcours. Il ne s’agit pas d’accumuler des formations, mais de sélectionner des actions directement utiles à la pratique quotidienne.
Par exemple, une action d’EPP centrée sur la prise en charge des pathologies chroniques ou des troubles fréquents en médecine générale permet à la fois de répondre à l’obligation réglementaire et d’améliorer concrètement sa pratique. Ce type de démarche est détaillé dans notre article EPP : définition, obligations et intérêts pour les professionnels de santé, accessible sur le blog Proforma France.
De la même manière, privilégier des formations alignées avec les priorités de santé publique : prévention, dépistage, vaccination, accompagnement des patients polypathologiques, permet de donner du sens à son DPC, tout en restant en phase avec les orientations définies par la HAS et l’ANDPC.
Le e-learning : un levier adapté au rythme des médecins généralistes
Pour de nombreux généralistes, la formation à distance représente aujourd’hui une solution pragmatique. Le e-learning permet de se former sans déplacement, sur des temps courts, compatibles avec une activité clinique soutenue. Les actions DPC en ligne, lorsqu’elles sont validées par l’ANDPC, ont la même valeur réglementaire que les formations présentielles.
Cette modalité favorise une meilleure appropriation des contenus, avec la possibilité de progresser à son rythme, de revenir sur certains modules et d’intégrer immédiatement les acquis dans la pratique quotidienne. Elle s’inscrit pleinement dans une logique de formation continue réaliste et durable pour les médecins généralistes.

Anticiper les contrôles et sécuriser sa conformité
Même si les contrôles ne sont pas systématiques, les ordres professionnels peuvent demander à tout moment à un médecin de justifier du respect de son obligation triennale. Anticiper cette éventualité passe par une gestion rigoureuse de son parcours DPC et la conservation des attestations officielles.
La plateforme de l’ANDPC centralise ces éléments et permet de suivre l’avancée de son obligation. Pour aller plus loin, Proforma France met régulièrement à disposition des contenus pédagogiques pour aider les professionnels à comprendre les enjeux de conformité, comme dans l’article Comprendre l’obligation triennale DPC : le guide complet pour les professionnels de santé.
Donner du sens à son DPC plutôt que le subir
Lorsqu’il est bien choisi, le DPC ne se résume pas à une formalité administrative. Il devient un véritable outil d’amélioration continue, au service de la qualité des soins et de la sécurité des patients. Pour le médecin généraliste, c’est aussi un moyen de prendre du recul sur sa pratique, d’actualiser ses connaissances et de rester en phase avec les évolutions du système de santé.
En structurant son parcours, en s’appuyant sur des organismes de formation reconnus et en intégrant progressivement le DPC à son organisation professionnelle, il est tout à fait possible de respecter ses obligations sans alourdir son quotidien.
Conclusion
Rester conforme à ses obligations DPC ne doit pas être vécu comme une charge supplémentaire pour le médecin généraliste.
En anticipant son parcours, en choisissant des actions pertinentes et en privilégiant des formats adaptés à son rythme, le DPC devient un levier de qualité et de sécurisation de l’exercice professionnel.
Proforma France accompagne cette démarche en proposant des ressources pédagogiques et des formations pensées pour répondre aux réalités du terrain, dans le respect du cadre réglementaire.
Proforma France vous accompagne, au plus près de l’actualité et des besoins des professionnels de santé.
